• Je me répète

    Ou comment le coté Province commence à me courir sur le haricot.

    Aujourd'hui Lundi, Marie en mode vacances, est-ce à dire, à s'habiller comme elle a envie, est-ce à dire, comme une folle, je le reconnais.
    En l'occurence, j'étais accoutrée d'un manteau bleu qui pète et d'une robe sweat gris chiné, ainsi que de bottes noires très simples et d'un sac en bandoulière taupe.

    So what's the fuck?

    EH bien the fuck, on y vient. Rapport à ce que la plèbe entrave que dalle à un accoutrement qui sort un peu de la masse de donzelles en American Vintage et manteau Comptoir, 24H à la main.
    Sans rire, on a pas envie de se pendre quand on est habillés en gris et noir, converse aus pieds tous les jours?

    Moi j'aurais envie. Alors les manteaux bleus, rose, rouge ou vert (et panthère et doré bien entendu) çà me parle.

    Remettons le drame en situation si vous le voulez bien.

    Lundi, 15h environ.

    Marie marche en toute sérénité, très contente. Direction Kookaï pour aller voir en vrai un ensemble blazer-pantalon photographié dans le Elle de la semaine précèdente (qu'ils n'avaient pas encore reçu, les cons. ) Elle passe alors devant le Printemps, le nez au vent. Quand alors, un groupe de Romanos femelles, aux ages approximatifs de 13 ans, blousons en skaî Jenifer, jean delavé-moustache et queue de cheval-j'assume-pas-mes-cheveux-crepus, diverses BO de pute aux oreilles (percées depuis l'âge de 2 ans certainement) m'avise :

    "Oh purée, trop la classe, le manteau de schtroumpf ! " Rire gras.

    Le pire étant, à mon avis, que malgré mes trente cm et mes sept ans de plus, mon regard assassin, les petites romano soutiennent mon regard et rigolent de toutes leurs dents baguées.

    Je SAIS qu'elles sont vulgos et sans intérêt, je SAIS qu'elles n'ont jamais ouvert un Vogue ou même un Glamour de leur vie, mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir les boules.

    (La Minute Philosophie)

    Après tout, qui est le plus ridicule : celui qui suit la mode ou cleui qui s'en fiche et suit sa route du bon goût?

    Quelquefois on est à même de se poser la question...





    Quand je suis en bottes à franges, veste à paillettes ou blouson doré et que je rencontre une de mes amies, qui évite les fautes de goût autant que moi l'uniformisation (blouson en cuir noir, blouse grise, jean slim, ballerines Repetto noir et sautoirs dorés) je me dis TOUJOURS : Marie, tu es ridicule.
    Il y a des jours où j'aimerais être la prêtresse du bon goût. Mais je ne peux pas.

    Je ne peux pas enfiler une blouse unie, toute simple, juste de bon goût, un jean droit, simple, de bon goût et qui m'aura couté trois jupes boules chez H&M trend, des converse (même pas défoncées, seul intérêt des Converse pour moi) C'est trop dur. Il me faut forcément de la boots dégueu ou de la botte de pute. C'est plus fort que moi. Du doré, des boutons dorés, des grosses fleurs, ou des phoques qui jouent à la balle.



    Sac Miu Miu
    (je crois que je pourrais manger de la lentille-saucisse en boite (0,95 Eurs chez U) pendant six mois pour avoir ce sac)


    Robe Manoush (sur Net-à-Porter)

    Jupe Asos

    Sac B-Lush

    (j'ai essayé de faire un crescendo)


    Bref, fais chier la province, je crois que je préfèrerais habiter Paris où les nanas peuvent se ballader en pantoufles Snoopy et perfecto rouge à clous sans qu'on leur balance des tomates à la tête.


    Voila. c'était l'Evangile selon Barbie.
    Merci bien Barbie.

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